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Les étudiantes et les étudiants en management durable travaillent sur des projets concrets. Ce dernier semestre, en collaboration avec les banques Raiffeisen Villes et Vignobles genevois, les jeunes se sont intéressés aux relations entre le monde bancaire et leur clientèle.

« Ce qui nous a marqué, c’est la capacité des étudiants de la HEG à questionner nos habitudes et à challenger notre point de vue », explique Patricia Logoz, responsable Front office et membre de la direction à la Raiffeisen. Durant un semestre, les étudiantes et les étudiants de l’orientation management durable du Bachelor en Economie d’entreprise ont pu se plonger dans l’univers bancaire sous l’angle de la relation client. La numérisation ayant profondément changé nos rapports aux prestataires de services, les étudiant-es ont eu pour mission de sonder la situation actuelle dans le domaine bancaire et d’élaborer des recommandations. Le but ? Imaginer la banque du futur.

Durabilité et relations humaines

« Le management durable, c’est repenser les organisations, les rendre plus humaines et résilientes. Ce projet c’est exactement ça : repenser et comprendre les besoins, ainsi que les solutions qui ont du sens », précise Emma Simon, assistante HEG, qui encadrait le groupe étudiant. Pour mettre en œuvre cette approche, le groupe a mené des entretiens qualitatifs sur le terrain auprès de personnes représentatives du type de clientèle visée. Cette démarche leur a permis de présenter à la banque des situations concrètes, qui, par exemple, mettent en lumière les frustrations dans le parcours client. Un retour précieux pour l’entreprise partenaire qui bénéficie d’un regard neuf.

L’échange qui résulte de ces collaborations entre la HEG et les entreprises partenaires se base sur une relation durable et de confiance. « En tant qu’entreprise, le cadre offert par la HEG est extrêmement stimulant et rassurant, ce qui nous a permis de très belles avancées au niveau business », confirme Valentin Jeanneret, responsable marketing et distribution de la banque.

Un échange gagnant-gagnant

La dimension formatrice fait partie prenante de ces projets disruptifs. Comme l’explique une étudiante ayant pris part à ce cas : « Nous avons pu gérer un projet de A à Z, ce qui est très intéressant pour nous, surtout dans un cas professionnel réel avec la Raiffeisen. Ça nous a beaucoup apporté. »

La valeur ajoutée de l’enseignement pratique est au cœur de la démarche. « Une entreprise pourrait se contenter de confier cette veille stratégique à un service interne ou une agence, confie Barbara Chastellain-Fanti, chargée de cours. En faisant appel à nos étudiant-es, nos partenaires gagnent un regard neuf, indépendant, nourri des dernières approches académiques. Et de notre côté, rien ne remplace l'apprentissage au contact d'un projet concret, avec de vrais enjeux. » Un travail formateur au contact d’une entreprise qui s’inscrit au cœur même de l’identité des hautes écoles genevoises dont fait partie la HEG-Genève.

 

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