Ce workshop se déroulera dans un cadre exceptionnel : la Fondation Brocher, située dans une maison au bord du lac Léman. Ce lieu de vie et de travail, à la fois isolé et ouvert, favorisera échanges et expérimentations, réflexions théoriques et pratiques photographiques. La finalité du workshop est la production d’une série d’images, individuelles et/ou collectives, articulées autour d’étapes de vie.
Il s’agira d’une expérience collective de création et de réflexion, dans laquelle l’image sera un moyen d’interroger le temps, la mémoire, la matérialité et le rapport à l’autre. Tout au long de la semaine, les participant-e-x-s réaliseront une série d’images qui interrogeront à la fois leur propre regard et la manière dont la photographie peut donner forme à ce qui dépasse l’expérience personnelle.
L’objectif va au-delà de la simple constitution d’un corpus : le workshop engage une réflexion sur ce que signifie photographier l’autre dans son altérité, se confronter à des réalités non vécues, et donner une forme visuelle à ce qui dépasse l’expérience immédiate.
Comment utilisons-nous la photographie aujourd’hui ? Quels sont ses usages sociaux, scientifiques ou artistiques ? Quelles sont ses limites et ses responsabilités ? Cet axe ouvrira une réflexion critique sur les conditions de production et de circulation des images dans notre société contemporaine, en dialogue avec la bioéthique et les questions de représentation. Au-delà de l’image elle-même, que reste-t-il d’un acte photographique ? Un négatif, un tirage, un fichier numérique ? Ce second axe permettra aux participant-e-x-s d’explorer la matérialité du médium par des expérimentations concrètes : laboratoire, photogrammes en extérieur, travail sur différents supports et formats.
L’évaluation est basée sur la participation aux cinq jours du workshop, le degré d’implication active de l’étudiant-e-x et le rendu, par chaque étudiant-e-x d’une série de photographies d’environ 8 fichiers HD tiff 300 dpi.